Sécurité publique

Arrivée à Strasbourg des « convois de la liberté » : la préfète du Bas-Rhin prend un arrêté interdisant cette manifestation non déclarée.

 
 
 « Convois de la liberté » : la préfète prend un arrêté interdisant cette manifestation non déclarée

Plusieurs convois routiers semblent s’être formés pour rallier Strasbourg ce jour lundi 14 février 2022.

L’objectif affiché de ces manifestants serait de rejoindre les institutions européennes à Strasbourg et, de fait, d’entraver la circulation routière dans les rues de Strasbourg pour promouvoir leurs revendications.

Aussi, en raison des risques de troubles à l’ordre public que pourrait causer ce rassemblement, Josiane Chevalier, préfète du Bas-Rhin a décidé par arrêté d’interdire ces manifestations pour la durée de la session parlementaire à Strasbourg jusqu’à jeudi soir. 

Il convient de rappeler qu’en application de l’article L. 412-l du code de la route, le fait d’entraver ou de gêner une voie ouverte à la circulation publique est passible de :

- deux ans d’emprisonnement

- de 4500 euros d’amende

- de l’immobilisation et de la mise en fourrière du véhicule utilisé pour commettre le délit d’entrave

- de la réduction du moitié du nombre maximal de points de points du permis de conduire

- d’une suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans au plus

De surcroît, l’organisateur d’une manifestation interdite peut être puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende et les participants à une manifestation interdite seront verbalisés avec une contravention de quatrième classe.

La préfète a donné des consignes de fermeté aux forces de sécurité intérieure à l’égard de tout contrevenant à ces dispositions.

Un dispositif spécifique sera mis en place par la préfecture du Bas-Rhin pour empêcher les blocages d’axes routiers, verbaliser et interpeller les contrevenants à cette interdiction de manifester.