Portrait de bénévole: Johann, bénévole à la Croix-rouge française

 
 
Portrait de Johann

"Je suis bénévole depuis 9 mois maintenant à la Croix-Rouge française, dans l’unité locale de Sélestat, depuis peu au poste de directeur local de l’urgence et du secourisme. Mon rôle est d’organiser, au niveau local, les postes de secours, la formation à l’urgence ainsi que la coordination des actions de secours.

J’étais précédemment sapeur-pompier volontaire, mais j’étais plus intéressé par le fonctionnement de la Croix-Rouge, qui correspondait plus à mes attentes. Suite à une mission de trois semaines dans les Antilles française pour renforcer les équipes déployées sur les ouragans Irma, José et Maria, où j’ai notamment pu expérimenter le travail en poste de commandement national, on m’a proposé de prendre plus de responsabilités au sein de mon unité locale, et ainsi le poste de directeur local de l’urgence et du secourisme.

L’engagement en tant que bénévole à la Croix-Rouge française ne nécessite que deux choses, du temps, et une volonté d’aider, que ce soit en action sociale, en secourisme, ou en logistique afin de renforcer les deux autres pôles d’activités. C’est justement ce qui me plaît dans cette organisation, tout le monde a ses chances et tout le monde est accepté, peu importe son origine sociale ou professionnelle.

 Pour être secouriste, il est bien sûr nécessaire de suivre des formations organisées par les bénévoles qualifiés.

Être bénévole actuellement est pour moi important. Sans parler du secourisme, qui est toujours nécessaire pour les manifestations, avec les difficultés sociales et les tensions existantes, c’est rassurant de voir qu’il reste tellement de monde prêt à donner de son temps juste pour améliorer le quotidien des autres qui n’ont pas les mêmes chances. La récompense n’est certes pas financière, mais elle est grande au niveau de l’enrichissement personnel.
 
 Le bénévolat a pour moi un bel avenir devant lui car on compte toujours de nouvelles recrues, de nouvelles personnes intéressées, nous recevons des demandes de formations aux premiers secours toutes les semaines et des demandes d’intégrations de nos équipes régulièrement. L’Etat ne pouvant pas proposer toutes les aides médicales ou sociales par lui-même, c’est à la population de se rendre disponible pour continuer le travail qui a été lancé depuis de nombreuses années, et je ne pense pas que cela s’arrêtera de sitôt."