Sécurité publique

Lutte contre la radicalisation : les efforts se poursuivent

 
 
 Lutte contre la radicalisation : les efforts se poursuivent

En présence de nombreux élus, Jean-Luc Marx, préfet du Bas-Rhin, a présidé le Comité Départemental de lutte contre la radicalisation le vendredi 8 février dernier.

Autour du préfet, du procureur de la République et de la rectrice d’Académie, cette instance regroupe, depuis 2014, forces de l’ordre, élus, institutions et associations répartis en trois sections : détection des cas, accompagnement des mineurs et prévention.

Grâce à la mobilisation des services, le nombre des signalements inscrits au fichier antiterroriste pour le Bas-Rhin a sensiblement diminué en un an, passant de 450 à 190. Le niveau de la menace n’a toutefois pas fléchi, comme l’a montré, tragiquement, l’attentat du marché de Noël survenu le 11 décembre.

La réunion de ce jour a permis de faire le point sur l’application dans le département du plan prévenir pour protéger ainsi que sur l’engagement de la stratégie de reconquête républicaine, illustré par les interventions du conseil départemental, des villes de Haguenau et de Strasbourg ainsi que de l’éducation nationale et de l’Université de Strasbourg.

Les orientations de travail du comité départemental de lutte contre la radicalisation pour l’année en cours sont :

- la jeunesse : affirmation des valeurs républicaines, lutte contre le complotisme, l’absentéisme scolaire ou encore les scolarisations clandestines ;

- la lutte contre les phénomènes communautaires et identitaires : actions de l’aide sociale à l’enfance ou de la protection judiciaire de la jeunesse en direction des familles entrées dans des parcours de « désintégration » et /ou confrontées à des violences intrafamiliales graves et systémiques.

- la parentalité et la petite enfance : mobilisation de la protection maternelle infantile et de la pédopsychiatrie.

L’objectif partagé par les membres du comité est de lutter contre tout ce qui peut conduire vers la radicalisation, une culture et une action communes aux différents acteurs s’étant construite à cet effet.

Les actions développées par le comité départemental de lutte contre la radicalisation sont financées à la fois par le cadre de la politique de la ville et par le fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (FIPDR).